Réservé aux connaisseurs
Avant tout, sachez que l’ouverture des capots de protection comportent des risques mortels: Présence de Haute Tension (4000V) , présence de condensateur de puissance, émission d’onde présentant un risque immédiat pour les personnes équipés de stimulateur. A ce niveau de tension, la conduction peut se faire sans contact (dans l’air) c.à.d qu’il n’est pas nécessaire de toucher l’élément sous tension pour provoquer le passage d’un courant. Je ne vous conseille pas de spéculer sur la conductivité de l’air ou l’effet de pointe pour vous approcher.
Nous vous déconseillons fortement de pratiquer l’ouverture des capots si vous n’avez pas une parfaite connaissance de ces éléments électriques et si vu n’avez pas eu l’occasion d’un apprentissage avec une personne ayant de la pratique.
Assurez-vous de la coupure apparente de l’alimentation secteur (fiche mâle débrancée visible) . Compter deux minutes avant d’entamer la mise à nu des composants de puissance (Transformateur, magnetron, condensateur). Les condensateurs sont équipés d’une résistance de décharge interne de (10Mohms en général) car la décharge à travers le bobinage du transformateur ne peut se faire à cause de la diode.

MAIS UNE DEFAILLANCE EST TOUJOURS POSSIBLE. La vérification de la tension comporte un risque puisque nos multimètres sont limités à 1000V calibre continu (pour les meilleurs).
Principe de fonctionnement du magnétron (source : wikipédia)


Le magnétron est un tube électronique sans grille d’arrêt, avec une cathode centrale, chaufféepar un filament, et une anode massique et concentrique dans laquelle sont creusées plusieurs cavités résonnantes. Un champ magnétique axial est généralement créé par deux aimants permanents à chaque extrémité du tube. Le parcours en spirale (du fait du champ magnétique) des électrons se fait à une fréquence accordée aux cavités résonnantes.
Un court-circuit avec un tournevis (bien isolé! 2000V!) sous U²C/2 joules = 4 joules est possible dans notre exemple. Normalement il ne se passe rien car après une minute la tension résiduelle du condensateur est de 5 Volts. Mais si il IA une défaillance, une fois suffirait …
Ceci fait opérer un raccordement entre la haute tension et la terre que vous maintiendrez en place durant toute la recherche. Par exemple avec un câble de bonne section (2,5 ou plus et de bonne pinces crocos) et contrôlez l’équipotentialité
Nous traitons ici d’une panne mettant en cause la production d’onde. Dans la plupart des cas, des témoins, moteur de rotation ou/et autres auxiliaires (grill,…) fonctionnent. Sinon, il faut se poser des questions en amont (cordon d’alimentation, fusible, déficience interrupteur) comme pour un autre consommateur.
Lorsqu’il y a une minuterie mécanique l’alimentation du transo est contrôlée par deux jeux de contact : un pour le cycle puisque l’on ne peut pas régler la puissance d’un magnétron (il marche toujours plein pot) et l’autre lié à la durée sélectionnée. Ces contacts coupent EN CHARGE l’alimentation du transformateur et donc vieillissent mal. Il est possible mais délicat de démonter la minuterie pour nettoyer les contacts car une série de rouage vont vous sauter à la gorge. Les remettre correctement avec le bon décalage angulaire est fastidieux. On trouve les minuteries à 20€ environ. Si minuterie électronique, c’est le relais de commande qui subira ces « extras courants de rupture »
Citons aussi un cas particulier très fréquent, lié aux trois contact de porte. L’un d’eux est un inverseur et fini parfois en étant bloqué fermé : cela provoque immanquablement la fusion du fusible d’entrée basse tension dès la fermeture de porte (avant même une demande de chauffe). Il faut remplacer cet inverseur SW3. On peut noter que les contacts sont mal dessinés : au repos, il est ouvert. Porte fermée, SW1 se ferme, SW2 se ferme (contact faux) et SW3 bascule (poussoir à l’envers)
Attention ! Ce montage n’est pas toujours appliqué ! On a eu le cas où l’inverseur est remplacé par un contact à ouverture (NC) qui est câblé derrière la demande de chauffe. Ils nous afallu un moment pour comprendre, le CC se faisant seulement quand on demandait la chauffe
Une première chose est de vérifier que le primaire du transfo est alimenté en 230V lors de la demande de chauffe. Pour cela débrancher les connections T1 ou T2 (L et N) et contrôler la présence de tension entre les fils alimentant T1 et T2 en faisant une demande de chauffe. Il n’y aura pas production de haute tension et les mesures de protection à prendre sont celles de la tension de 230V. Si absence, le problème est dans la commande et pas dans le circuit HT.


Si le fusible SH (FU) a fait fonction, il faut évidemment le remplacer. Sa fusion peut-être due à un couplage trop important (présence de métal dans le four, mais pas que…). Mais on ne peut en préjuger -sauf à continuer les contrôles- et il se peut que le défaut déclencheur soit toujours présent. Arrivez là vous pouvez donc jouer les statistiques et au prix du fusible à 3€ , refermer (sans assujettir avec moultes vis) mais au mieux quand même avant de mettre sous tension. Après avoir enlever le shunt à la terre évidemment ! (Pas de pacemaker à moins d’un mètre!!)
Gagné ou perdu?
Perdu : Soit le fusible est parti en fumée, soit rien.
Rien : Hors tension, avec les mêmes précautions qu’au début, vérifier la continuité de
- la sécurité thermique,
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des enroulements primaires, chauffage (secondaire gros fil) et haute tension (très fin),
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du filament du magnétron, de la diode HMV .
Il faut débrancher au moins un côté pour être certain de mesurer un composant
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L’isolement entre filament M1ou M2 et cathode (masse) du magnétron doit être infinie (sinon défaut isolement du filament et le fusible thermique est de nouveau HS)). Visualiser le bon état des tores magnétiques. Si le magnétron est soupçonné, il ne reste plus qu’à le tester au ban ( Affaire d’expert)
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….ou de le remplacer. Il n’y a pas tellement de différence : le nombre de tole de refoidissement nous renseigne sur la puissance (le transformateur ne va pas aimer si vous remplacez un magnétron à 4 refreoidisseurs par un 6 : la demande de puissance étant en gros 1,5 fois supérieur. Sinon il faut que le flux d’air se fasse correctement , que le filament soit connectable et que les vis de fixation soit au bon endroit. Si un contact de température est monté sur l’ancien il faut l’installer sur le nouveau
T1-T2: Environ 2 ohms, sinon transformateur HS.
FU-C1: 0 ohms, sinon fusible HS.
C1-C2: Au capacimètre, environ 1 µF (micro-farad, inscription de la valeur sur le condensateur). Panne très rare.
C2-Ma/Ma-C2: Infini, sinon diode HS
T3-T4: 0.2 ohms environ, sinon transformateur HS.
T5 – masse : 100…200 ohms
M1-M2: Proche de 0 ohms, sinon magnétron HS. Vérifiez aussi M1 ou M2 vis à vis de Ma : résistance infinie car il arrive que l’isolant perde sa propriété. Voir dans la cavité l’état de la tête du magnétron. Voir les aimants torique du magnétron : Cassé?
( avec l’aimable autorisation de Tout-électro-ménager.fr A visiter !!)
La diode ne peut être testée correctement à l’aide de l’appareil de mesure car sa tension de seuil est de 9 volts.
Le plus simple est de la mettre en série avec une lampe dans un montage sous 230V. Avec les précautions d’usage, lors de la mise sous tension la lampe doit s’éclairer à moitié (une alternance sur deux est bloquée). Si allumage normal, la diode est en court-circuit.
La mesure de tension de 4000V n’est pas possible. N’essayez surtout pas un diviseur de tension car si la résistance de mesure claque (et montage erroné) , l’appareil de mesure sera sous 4000V et n’est pas isolé pour cela.
Etanchéité : Il semble bien qu’il est faux d’utiliser une téléphone portable enfermé pour tester l’étanchéité
Certaines marques de four ont développés des fours qui ne comprennent plus un transfo HT mais un onduleur. L’avantage est notamment le poids du four (ce qui permet de détecter ce type sans même ouvrir). L’inconvénient est que les pannes se font essentiellement au niveau de l’onduleur … aux désespoirs du bénévoles qui ne saura pas dépanner.
Je cite , à toute fin utile, ce document révélés par Yves, RC pays voironnais:
Source https://en.wikipedia.org/wiki/Cavity_magnetron
– La toxicité des céramiques à base d’oxyde de Béryllium –
« Certains magnétrons ont des isolants en céramique à base d’oxyde de béryllium (béryllium). –Ceux-ci sont de couleur rose et sont visibles à l’émetteur — qui sont dangereux s’ils sont broyés et inhalés, ou autrement ingérés. Une exposition unique ou chronique peut conduire à la bérylliose, une maladie pulmonaire incurable. En outre, la béryllia figure sur la liste des carcinogènes humains confirmés. Par conséquent, les isolants en céramique brisés ou les magnétrons ne doivent pas être manipulés directement. «
l’ennui est que dans l’article cité la couleur n’est pas nommée et que danswikipedia, l’oxyde est blanc ! Beryllium oxide (BeO), also known as beryllia, is an inorganic compound with the formula BeO. This colourless solid is a notable electrical insulator.
La commission CNESS (sécurité travail) édite ce qyu suit (extrait)
Selon le traitement thermique lors de la préparation, l’oxyde de béryllium est un solide en cristaux ou une fine poudre amorphe, blanc et inodore.
L’exposition à l’oxyde de béryllium en milieu de travail se fait sous forme de particules telles que les poudres, poussières ou fumées.
La VEMP actuelle de 0,00015 mg/m³ et le niveau d’action de 0,0001mg/m³ sont faibles et peuvent être atteints facilement : ……… De telles émissions sont possibles, par exemple :
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…………
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lors du tri, de la manutention ou du recyclage de composantes électroniques destinées à la récupération.
Les particules déposées sur les mains, les gants et les vêtements peuvent être transférées à la zone respiratoire lors des mouvements naturels de la main vers le visage.



